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Les vers plats

Mis à jour en juillet 2016

 

Les vers plats, communément appelés « ténias » sont des parasites au corps aplati composés de segments qui se détachent au fur et à mesure de la croissance du vers. Ces petits anneaux contiennent des œufs qui vont contaminer l’environnement.

En France les chiens et chats sont concernés plus particulièrement par :

  • Le Dipylidium : vers très fréquent, il est sans grand danger mais provoque des désagréments à l’animal ; sa transmission fait intervenir la puce.
  • Le Tænia, généralement sans gravité chez le chien et le chat ; à noter que le vers solitaire de l’Homme fait partie de la même famille.
  • Les échinocoques : bien que sans danger pour les animaux, ces vers peuvent provoquer des graves maladies humaines.

 

Dipylidium caninum

Ce vers vit dans l’intestin de nos chiens et chats. Au fur et à mesure de sa croissance, il libère au niveau de sa queue des portions segmentées l’extrémité de son corps, des anneaux qui contiennent un grand nombre d’œufs.

Ces anneaux sont mobiles, ils peuvent sortir tout seul par l’anus des animaux, ou 

bien encore se retrouver dans leurs crottes ; une fois à l’extérieur ils sont souvent facile à voir d’autant plus qu’ils restent mobiles pendant un certain temps.

Cette mobilité leur permet de rejoindre des zones abritées de l’environnement où ils pourront être ingérés par des larves de puces si celles-ci sont présentes.

En ingérant les œufs contenus dans ces segments de Dipylidium, les larves de puces deviennent alors porteuses du parasite ; une fois adulte ces puces rejoindront le pelage d’un chien ou d’un chat qui pourront alors être contaminés par le Dipylidium s’ils ingèrent  ces puces parasitées alors qu’ils se mordillent ou se toilettent.

 

Les risques pour les animaux… et les Hommes !

Chez l’Homme l’infestation par le Dypilidium reste très rare ; elle concerne essentiellement les enfants qui peuvent se contaminer par ingestion d’une puce (par inadvertance !) ou en se laisant lécher le visage par un chien ou un chat dont la salive a été contaminée par puce écrasée.

Les symptômes associés au portage de Dipylidium sont sans gravité que ce soit chez les animaux ou chez l’Homme.

Néanmoins, les animaux parasités ressentent souvent un désagrément marqué par des démangeaisons au niveau de l’anus. Ces démangeaisons peuvent se manifester par un animal qui avance tout en maintenant une position assise, afin de se frotter le derrière au sol : c’est le signe du traineau.

Sans être uniquement associé à un problème de parasitisme, ce symptôme doit vous inciter à vermifuger votre animal. Il en est de même si votre animal se lèche avec insistance en région anale, ou si vous retrouvez des anneaux dans les crottes ou le couchage de votre animal. A noter qu’en se desséchant ces anneaux ressemblent à de petits grains de riz.

Attention, tous les vermifuges commercialisés ne sont pas actifs sur les vers plats ; demandez conseil à vote vétérinaire pour choisir le traitement le plus adapté.

Par ailleurs,  si les symptômes ne disparaissent pas rapidement après la vermifugation avec un produit adapté, il faut consulter rapidement car d’autres maladies peuvent être en jeu et nécessité une prise en charge médicale (consulter : mon chien se gratte le derrière par terre).

Prévention et traitement

Vermifuger avec le bon produit

Le traitement repose sur l’utilisation d’un vermifuge efficace sur les vers plats. Tous les vermifuges commercialisés n’étant pas actifs sur ces vers, mieux vaut demandez conseil à vote vétérinaire pour choisir le traitement le plus adapté.

Traiter les animaux contre les puces

En effet, cet insecte étant indispensable pour qu’un animal se contamine avec Dipylidium donc :

  • un animal porteur de Dipylidium a des puces ;
  • un animal correctement traité contre les puces, et qui vit dans un environnement sans puce, ne peut pas être contaminé par Dipylidium.

Pour plus d'informations, consulter : les puce du chien et du chat

Respecter des règles d'hygiène simples

Il ne faut pas laisser les animaux lécher le visage des humains, même si le risque de contamination par Dipylidium par ce biais est faible, ces léchages peuvent aussi être vecteurs d’autres microbes.

 

Les échinocoques

Un danger pour l'Homme

Les échinocoques sont des vers plats dont les formes adultes parasitent l’intestin des chiens et des renards, rarement des chats.

Nos animaux de compagnie ne souffrent pas spécialement de ces vers, en revanche la forme larvaire du parasite peut contaminer l’Homme qui peut alors développer une grave maladie, l’échinococcose.

Les modalités de contamination de l'Homme

Les œufs microscopiques des échinocoques peuvent se retrouver dans les selles des animaux parasités, sur leurs poils, ou encore sur des végétaux souillés (légumes du jardin, baies sauvages).

Ils peuvent alors être avalés par inadvertance par l'Homme.

Suite à leur ingestion, ces œufs se transforment en larves qui provoquent d'importants dégâts dans les organes internes en y formant des kystes : foie, poumons, cerveau…

La maladie se développe souvent à bas bruit, et les premiers symptômes n’apparaissent que longtemps après le contact infestant, lorsque les dégâts sont déjà bien avancés !

Le traitement de la maladie est difficile

Si les antiparasitaires peuvent permettre de limiter le développement de la maladie, ils ne permettent pas la destruction du parasite qui ne peut être retiré que chirurgicalement.

En l’absence de traitement, la destruction des organes peut entrainer la mort du patient.

Les régions à risque

En France 2 espèces d’échinocoques sont présentes, dans des régions différentes.

E. multilocularis

Cette espèce est présente dans la moitié Nord de la France et dans les pays d’Europe centrale et de l’Est.

La forme adulte du parasite vit habituellement dans l’intestin des renards (mais aussi des chiens et chats) ; elle pond des œufs qui sont disséminés par les matières fécales de ces derniers.

Ainsi les plantes, les baies sauvages, les sols et les potagers peuvent être contaminés.

Des petits rongeurs peuvent alors se contaminer par ingestion de ces éléments contaminés ; les larves du parasite vont alors gagner le foie de leur hôte et y former des kystes.

Les renards, mais aussi les chiens et les chats peuvent alors se contaminer par ingestion de ces rongeurs.

E. granulosus

Cette espèce est présente dans le Sud de la France et dans les pays d’Europe du Sud.

Les vers adultes vivent dans l’intestin de chiens ; ils pondent des œufs qui, après élimination dans les crottes des chiens, vont contaminer les prairies où les herbivores (en particulier les moutons) qui s’y nourrissent vont à leur tour pouvoir s’infester. Des larves éclosent des œufs et entrainent la formation de kyste dans divers organes comme les poumons et le foie, des animaux ainsi parasités.

Les chiens se recontaminent en mangeant des viscères parasitées de ces herbivores.

La prévention

Pour limiter les risques d’être contaminé par des larves d’échinocoques, voici quelques mesures sanitaires à suivre, particulièrement si vous résidez dans une région à risque.

Ne pas manger de baies sauvages et de légumes sans les avoir préalablement lavés.

De préférence, les manger cuits.

A savoir : la congélation à – 20°C ne suffit pas à détruire les œufs d'échinocoques.

Se laver les mains soigneusement après avoir jardiné ou caressé son chien.

Vermifuger contre l’échinococcose 1 fois par mois les chiens à risque :

  • ceux qui chassent dans une région à risque : Nord, Est, Ile-de-France, Normandie ;
  • ceux qui habitent dans le nord de la France, ou qui se déplaçant en Europe de l'Est, s’ils ont tendance à chasser des petits rongeurs.

Ne pas nourrir les chiens avec des abats crus.

S’ils peuvent avoir accès à de tels abats, il faut les vermifuger 1 fois par mois contre l’échinococcose.

Si vous vous déplacez avec votre chien dans des régions à risque à l'occasion des vacances, vermifuger le à votre retour ; ou tous les mois si votre voyage dure plus d’un mois.

A fortiori :

  • s’il a pu chasser des rongeurs (Nord de la France et Europe Centrale et de l’Est) ;
  • ou s’il a pu manger des abats crus (Sud de la France et de l’Europe).

Ainsi, si l'animal a été contaminé accidentellement, il ne ramènera pas le parasite à la maison.

Les chats, rarement contaminés par les échinocoques, ne semblent pas être une source de contamination humaine.

 

Les vers Taenia

Les chats et chiens peuvent être parasités par de nombreuses espèces de Taenia au mode de vie similaire, et se rapprochant aussi de celui de Dypilidium.

Les adultes vivent dans l’intestin des animaux, libèrent des petites portions de leur corps (appelées anneaux) contenant un grand nombre d’œufs.

Ces œufs qui contiennent des larves sont rejetés dans les matières fécales sont alors ingérés par différents animaux : rongeurs, lapins, ruminants…

Les larves vont alors contaminer les muscles et les organes de ces animaux.

Un chien ou un chat peut alors se contaminer par l’ingestion de viande ou d’abats crus parasités.

Si ces vers ne présentent pas de danger particulier pour nos animaux de compagnie, et s’ils ne sont habituellement pas transmissibles aux humains, il n’en demeure pas moins judicieux d’éviter de nourrir les chiens et les chats avec des produits animaux non cuits.

Les tænias sont éliminés par les vermifuges actifs sur les autres vers plats.

 

Références bibliographiques

European Scientific Counsel Companion Animal Parasites, Recommandations aux propriétaires d'animaux. Disponbile sur : http://www.esccap.fr/ (consulté le 17/07/2016)